Greffe de cheveux : pourquoi ça marche

"Lorsqu'on les transfère de la zone donneuse postérieure vers la zone receveuse antérieure, ils gardent leur résistance envers la chute."

La perte de cheveux est un problème dont beaucoup d'hommes souffrent. Et pourtant, la greffe est un moyen efficace pour lutter contre ce phénomène. Découvrez ce qu'est une greffe de cheveux et les différentes techniques utilisées avec le docteur Jean Devroye qui depuis 1999 se consacre exclusivement à la chirurgie capillaire. Il a également collaboré avec les meilleurs chirurgiens capillaires aux Etats-Unis.

Plastimea : Qu'est-ce qu'une greffe de cheveux réussie ?

J.D. : Une greffe de cheveux est réussie si elle est indétectable. Il est important de l'intégrer dans l'évolution future de la calvitie. En effet, le patient continuera souvent à perdre ses cheveux et il faut que la greffe continue à s'intégrer parfaitement dans la chevelure existante.

Plastimea : Pour vous, quel est l'objectif d'une greffe de cheveux ?

J.D. : L'objectif principal est d'atteindre une densité suffisante sur une surface suffisamment grande pour que le résultat semble parfaitement naturel. Il faut bien sûr aussi que la technique utilisée soit parfaite. Cela permet d'obtenir à ce moment un résultat qui mime l'aspect originel.

Plastimea : Quelles sont les différences entre les techniques de greffe de cheveux (bandelettes, FUE et greffons 2mm) ?

J.D. : Les deux meilleures techniques sont la technique de la bandelette et la technique FUE. Elles se caractérisent par l'isolement de follicules naturels composés de 1 à 3 ou 4 cheveux. La différence essentielle entre les deux techniques réside dans le type de cicatrices obtenu. Linéaire pour la bandelette, punctiformes pour la FUE. Chaque technique a ses avantages et ses inconvénients. C'est la raison pour laquelle il est indispensable d'avoir une consultation avec un praticien connaissant bien ces deux techniques afin de pouvoir effectuer le bon choix.

La technique à partir de greffons de 2 mm est obsolète et ne devrait plus être utilisée. Par définition, ce type de greffe ne peut donner qu'un aspect "pluggy" en tête de poupée. La réduction de tonsure n'est quasiment plus utilisée. Il s'agissait de réduire la surface dégarnie en excisant la peau glabre. Cette technique avait cependant de gros inconvénients comme la formation de cicatrices élargies et la mauvaise orientation des cheveux déplacés.

Plastimea : Pourquoi cela fonctionne-t'il ?

J.D. : Les cheveux greffes proviennent d'une zone d'où ils ne tombent pas. Ils sont résistants aux hormones mâles et cette résistance est contenue dans leurs gènes. Aussi lorsqu'on les transfère de la zone donneuse postérieure vers la zone receveuse antérieure, ils gardent leur résistance envers la chute.

Plastimea : Une séance suffit-elle pour avoir toute la densité voulue ?

J.D. : Tout dépend de la surface à recouvrir et de la densité que l'on souhaite. Si la calvitie est large, sur l'ensemble du cuir chevelu allant du front au vertex, il est souvent indispensable de pratiquer deux grosses greffes de 2500 à 3000 greffes chacune. Si la zone est plus petite, une seule séance peut suffire.

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